Journée d'ateliers créatifs et dynamique de groupe
Résumé :
- L'atelier d'apaisement a été très participatif et agréable, avec une énergie collective notable.
- Des activités créatives, comme le travail en groupe sur un squiggle et sur des histoires à partir du jeu Dixit, ont été réalisées.
- Les échanges entre participants, comme entre Thomas et le groupe, ont permis de faire émerger des émotions et réflexions personnelles.
- Des participants ont montré des difficultés à s'intégrer dans le travail de groupe, comme Camille qui a lutté contre son inhibition.
- Une commande a été passée au géant des beaux-arts pour des fournitures d'atelier prévues pour une absence future.
- Les activités de Zentangle et de création collective avec des réalisations en papier recyclé ont été bien accueillies et participatives.
Contenu :
Hello Marion, j'espère que tu vas bien, que tu passes d'excellentes vacances, mais ça je le sais déjà. Et évidemment que oui, dans ce petit paradis du Finistère. Alors, de mon côté, écoute, je viens de finir ma deuxième journée de la semaine. Hier, j'ai vraiment passé une super journée. Les ateliers étaient très chouettes, tout le monde était bien, léger, il y avait quelque chose, une énergie collective très très agréable. Et vraiment, j'ai adoré ma journée. J'ai démarré avec un nouveau groupe d'apaisement que tu ne connais pas. C'est un groupe qui est assez sympa, très participatif, comment dire, très partant pour les ateliers d'art thérapie et qui se saisit de chaque proposition avec beaucoup d'envie, de curiosité et d'application.
Je leur ai fait un atelier complet qui s'intitule « Voyage sensible de la matière imaginaire au modelage de la terre » qui démarre par un petit Qigong, visualisation de différentes passions, apprendre à sentir, visualiser, etc. et qui arrive jusqu'à l'initiation au modelage, à l'aveugle. Et donc l'atelier s'est très bien passé, ils ont beaucoup apprécié l'ensemble des étapes. Déjà bien tous jouer le jeu du travail à l'aveugle et découverte du travail des autres à l'aveugle. Voilà, donc super séance, c'était la troisième séance que je menais avec ce groupe. Après ça, j'ai eu une séance avec le groupe de Rocco II avec Thomas, Carole, Guillaume et Delphine, un petit groupe restreint.
Tout ce groupe a abouti le travail de la réalisation de la maison en 3D et ça a donné accès à un travail d'écriture sur l'architecture intérieure en métaphore, toujours pour ceux qui le souhaitaient. Et puis un bel échange entre tous. Voilà, c'était la dernière séance que j'avais avec Thomas et on a vraiment pris le temps de parler, pas forcément de débriefer sur l'art-thérapie, mais en tout cas au travers de ce que cette thématique a soulevé, à chaque personne il y avait quelque chose de vraiment très différent et qui étayait le prisme avec un nouveau regard et c'était une belle séance.
Effectivement, Thomas ne va pas super bien, il y a de la colère, il y a quelque chose qui est de l'ordre de la volonté de l'affrontement dans sa démarche vis-à-vis de son entreprise. Bon, on a beaucoup débriefé là-dessus aussi. Guillaume était beaucoup plus intérieur et lui, il n'est vraiment pas très bien. Delphine était bien, très participative, à sa façon hein, c'est Delphine. Elle a fait une maison dont elle s'est très vite débarrassée, mais en général son travail est toujours un petit peu schlag. Mais elle a écrit, elle avait très envie d'écrire. Donc elle s'est plus saisie de ça, puis après d'une interaction.
Et Carole, qui avait fini et il n'était pas question de re-soulever la thématique, est partie sur un paysage au pastel dans lequel elle se sent bien et elle a eu envie d'exprimer dans son dessin toute la belle énergie des vacances, du soleil, de la mer. Et c'était une séance toute douce, toute posée pour elle, une petite séance préparatrice. Et puis du coup, dans le débrief, elle a repris la parole pour exprimer tout ce que cette thématique avait pu lui faire vivre dans ce retour du refoulé, etc. et comment elle a cheminé depuis, etc. et plutôt extrêmement positif aussi.
Voilà. Après ça, l'après-midi, j'ai eu le groupe Pauline, Mourad, il y avait Sarah, Ayat, Alan. Et je les ai lancés sur des petits jeux créatifs. Création d'histoires à partir du Dixit. Et puis, comme plusieurs personnes sont très curieuses de savoir comment on joue au Dixit, je trouve excellent de l'amener d'une façon très allégée, évidemment, mais en échauffement créatif. Et donc, du coup, on a fait trois ou quatre petits tours comme ça. Je l'ai vraiment rodulé pour l'inscrire comme échauffement créatif dans l'atelier. Et c'était un moment de partage très joyeux, très chouette. Vraiment bien. Mourad était un peu plus en difficulté.
Je le trouvais extrêmement fatigué et comme il a déjà des petites difficultés cognitives, bon, là, c'était exacerbé. Mais le groupe était soutenant et on a trouvé une façon de l'intégrer, etc. Et puis, à la suite de ça, j'ai embarqué pour faire un temps dansé en continuité, toujours avec le Dixit, qui nous inspirait à chaque personne un mouvement et le mouvement devenait une chorégraphie globale déclinée sur différentes musiques. Enfin, deux en l'occurrence. Voilà. Ouais, bon atelier. Et puis après, j'ai eu le grand groupe avec Alexandra, Gaël et toute leur compagnie, toute la compagnie. Grand groupe au complet.
Et du coup, j'ai décidé de les lancer sur du travail créatif. Ça leur convient très très bien. Le travail de groupe est aussi excellent pour eux. Ils adorent ça. L'interaction groupale. Et donc, je les ai lancés sur un Zentangle collectif. Et en même temps, je leur ai laissé une porte sur le squiggle que j'ai laissé accroché en leur disant que c'était un espace d'expression interactive et qu'ils pouvaient intervenir quand ils le souhaitaient, que si parmi eux, il y avait des personnes qui, au bout d'un moment, étaient fatiguées de l'interaction groupale autour du Zentangle, pouvaient s'extraire et aller se poser dans une bulle créative dans la réalisation du squiggle.
Et j'aime beaucoup cette possibilité-là dans ses saisies Aurélien, qui a participé au démarrage du Zentangle et qui après a eu besoin de s'extraire. Et donc, effectivement, ça permet d'avoir un lieu de repli quand on ne se sent pas trop bien dans le collectif. Donc très chouette, à garder, je trouve, vraiment. Après, ce squiggle est vraiment moche comme tout. Donc il y a vraiment quelque chose à réfléchir. Je me disais qu'on peut aussi créer des petites cartes avec des petits défis, des petites missions qui peuvent être poser un aplat de couleur, développer une forme graphique répétitive ou faire une lettre ou évidemment un petit sujet, etc. Ça pourrait être encore plus dans le jeu et la stimulation.
Mais moi, j'aime beaucoup. Donc je réfléchis à tout ça. Je vais mettre en place tranquillement et c'est apprécié. Le groupe a beaucoup apprécié également le Zentangle. Je n'en doutais pas. C'est vraiment quelque chose qui est pour eux. Et puis au départ, je les ai trouvés très shlag dans leur façon de faire des réalisations. Genre, on fait des boucles dans tous les sens comme on veut. Et donc, je les ai un petit peu recadrés en leur disant Oh là là, mais vous vous débarrassez un petit peu vite des missions qui vous sont proposées. Le Zentangle, c'est aussi un espace de beauté, de couleur, d'application.
C'est votre premier essai sur une réalisation collective. Mettez-y du soin, etc. On re-rentre dans une application. Voilà. Et donc du coup, ça les a aidés aussi à se poser au fur et à mesure et à commencer à développer aussi des idées un petit peu plus construites au fur et à mesure. Voilà, comme des idées. Alors, les propositions qu'ils faisaient aussi étaient très ouvertes. Je les ai laissés faire. Par exemple, simplement la proposition de tous réaliser une fleur inspirée du mandala. Mais du coup, chacun fait quelque chose de très personnalisé. Voilà, donc ils se sont appropriés le Zentangle et pour en faire quelque chose d'un petit peu plus personnel, j'ai trouvé ça chouette.
Voilà, ils auront une deuxième séance dessus la semaine prochaine. Donc ça, c'était ma journée de lundi. Aujourd'hui, j'ai démarré avec ce groupe d'apaisement que j'aime beaucoup. Et la semaine dernière, je pense que je te l'avais dit, deux personnes du groupe, Laurent et Nedia, étaient assez dissipées, vraiment dans des jeux d'enfants à se colorer là, etc. Et je les avais laissés faire déjà parce que j'en ai marre d'être toujours en train de recadrer, comme si j'étais une maîtresse d'école. Et aussi parce que Nedia particulièrement était une personne extrêmement fragile à son arrivée, elle l'est toujours très certainement.
Mais du coup, la voir rire, la voir hilare, c'était thérapeutique en soi pour elle. Donc je me suis un petit peu saisie de cette énergie. Il y a une belle interaction de groupe. C'est un groupe où il y a très peu d'absences. Ils sont très très réguliers, très impliqués. Et du coup, je me suis dit que eux aussi, ils arrivent en fin de phase d'apaisement et qu'ils étaient à mon sens mûrs à point pour commencer à rentrer doucement mais sûrement dans l'émergence de leur créativité et sur le travail interactif qui va du coup se déployer au niveau du groupe.
Du coup, je les ai lancés sur en réchauffement mes petits jeux de Dixit, création d'histoires collectives et le jeu du Dixit, proposition de titres. Ça leur a bien plu, ils étaient très joyeux, beaucoup de rires, etc. Et donc dans la continuité, pour moi, c'est le petit échauffement pour rentrer dans l'élaboration en binôme de Squiggle. Et donc là, pareil, ils se sont mis en Squiggle. Ils ont fait un super travail tous les binômes, très très chouette. Et je leur laisse une bonne dizaine de minutes en fin d'atelier pour trouver un titre à leur production commune et inventer, dans la continuité toujours de cet atelier, inventer l'histoire, raconter l'histoire de ce qu'on fait émerger en Squiggle.
Et donc après, chaque binôme, tour à tour, se lève, se met en bout de table et présente au groupe sa réalisation avec l'histoire. C'est très chouette, très très chouette. Ça marche mieux même que le Squiggle sur grand format qui demande vraiment beaucoup d'étapes et où il y a une forme de labeur qui doit être déployée pour que ce soit intéressant. Vraiment, cette formule est très très bien. Après ça, j'ai eu un trou et ça a été très agréable. J'ai pu me poser. J'ai mis au point une grande commande au géant des beaux-arts, vue avec Timothy.
Et il m'a dit qu'il préférait, comme ça c'était plus simple, de payer directement par carte, par je sais pas quoi. Et il m'a demandé de bien prendre en considération le fait qu'il était absent pendant trois semaines cet été. Et autrement dit, de faire une commande un petit peu conséquente. Donc j'ai commandé plein de trucs. Après ça, j'ai décidé de faire du rangement dans l'atelier. Et je suis pas allée bien loin, mais bon, comme on sait, je me dis qu'il y en a vraiment partout. C'est pas forcément très logique. Il y a tes affaires, mes affaires.
Tout est mélangé, tout est en bordel. Je me suis dit qu'il fallait un petit peu plus fusionner par thématique. Un petit peu plus structurer, ce qui permet forcément un gain de place, etc. Par exemple, toutes tes pelotes de laine, je les ai déplacées et je les ai mises avec les miennes dans un des placards, un des petits placards bas. Je sais pas comment dire. Petite armoire basse. Et puis surtout, j'ai beaucoup strié et reconcentré par format, etc. Tout l'énorme tiroir qui contenait des papiers recyclés. Et j'ai commencé à en jeter aussi, parce qu'il y en a vraiment énormément.
Et là, en fait, ça m'a donné une super idée d'atelier. Je suis hyper contente que j'ai directement testé. Alors j'ai pris un peu de risque, parce que je l'ai testé directement cet après-midi avec le groupe de Recod2, dans lequel il y a Camille, Marie, Karine, Alioune et Hélène. Bénédicte, c'était des personnes qui étaient présentes à cet atelier aujourd'hui et que j'ai pris un peu de risque parce que c'est un groupe, donc j'ai fait ma première séance avec la semaine dernière, je ne me suis pas encore réapproprié le groupe, avec cette nouvelle configuration, je n'ai pas encore créé de lien, etc. avec Hélène Bénédicte.
Et puis en même temps, je ne me suis sentie suffisamment prête pour lancer l'atelier que j'avais imaginé, qui était de faire choisir au groupe toute une série, donc je leur ai fait choisir 12 réalisations parmi les formats A3 que j'avais évidemment reconcentrés et proposés, réalisées par des personnes en atelier et qui étaient dans nos papiers recyclés. Et à partir de ces 12 réalisations, je leur fais travailler sur le fait de le présenter en recto ou bien en verso, parce qu'en verso ce n'est pas une page vierge, c'est une page qui est habitée et que l'on choisit de la mettre en lumière ou dans l'ombre, de créer à partir de là une composition globale, de les fusionner et de se saisir de ce qui est posé comme base de créativité pour compléter l'histoire en réalisation collective, presque collective.
C'est une forme de variation de squiggle. Autrement dit, qui ouvre au multimédia, forcément, en fonction de ce qui a été réalisé. Donc je les ai briefés quand il y a eu l'élaboration de la fresque au départ sur les formes, les couleurs, les médias qu'ils avaient choisis, etc. pour un petit peu les stimuler et puis après je les ai laissés faire. C'était extrêmement intéressant, ça permet vraiment de travailler sur la mémoire, la trace à travers la trace créatrice de l'autre, comment je m'en saisis, comment je suis au contraire inhibée, je n'arrive pas parce que j'ai peur d'abîmer la trace, d'empiéter dessus, etc. Il y avait des réactions très très différentes qui se complétaient.
Ça n'a pas été tout facile, du tout. Pour te donner une idée, donc Hélène, j'ai vraiment trouvé cette personne extrêmement chouette. Déjà la semaine dernière, elle était proactive, elle avait fait un super beau travail avec Hélénin en binôme. Et là, elle a été vraiment très porteuse, soutenante, créative, joyeuse, vraiment chouette. Bénédicte, du coup, a été beaucoup plus impliquée aujourd'hui, joyeuse, pas de téléphone et elle a également vraiment spontanément plongé dans le travail. Vraiment, elle était une des personnes les plus impliquées. Donc très très bien. Aloyn a été très impliqué, mais il a pu exprimer en débrief que quelqu'un était passé sur sa réalisation créative et que ça avait été difficile pour lui d'accepter parce qu'il trouvait que le résultat avait été un petit peu abîmé, que c'était moins bien après le passage de l'autre personne que lui-même, mais qu'il considérait que peut-être que d'autres personnes pouvaient avoir le même ressenti que lui sur son passage ailleurs.
Voilà. Pour Marie, Karine et Camille, ça a été plus compliqué, beaucoup plus d'inhibition. Marie, qui a vraiment cette appétence à créer, elle était là à sentir, à sentir les peintures, elle se nourrissait des couleurs et tout, vraiment visuellement et olfactivement parlant, mais avait beaucoup beaucoup plus de difficultés à rentrer dans le travail collectif. Mais après, bon, après ça s'est quand même passé. Karine aussi était très en retrait, mais déjà dans l'histoire, il y a un vrai lien. En général, quand ils sont plus timides dans l'histoire, ils sont beaucoup plus timides aussi plastiquement parlant. Et puis celle qui a eu le plus de difficultés, c'était Camille, qui dès le départ a marqué des freins, mais en trouvant des excuses.
Alors c'était... Vu de l'extérieur, c'était flagrant. Elle trouvait vraiment des excuses en disant, bah voilà, de toute façon, tout le monde a des idées, genre tout le monde prend, enfin, il y en a qui prennent toute la place, bah je vais laisser faire parce que c'est comme ça. Et de revenir de lui dire, non, Camille, chacun a un territoire qui l'attend, vous pouvez y aller, puis après vous êtes tous invités à changer de place, à compléter, etc. Et même quand il y a eu des propositions très claires, par exemple Bénédicte qui a vraiment cherché à l'impliquer, il y avait du soutien de certaines personnes dans le groupe, elle a à chaque fois trouvé une excuse pour quasiment pas participer.
C'était intéressant. On en a parlé en débrief. Elle a également trouvé des façons d'attaquer en disant que c'était beaucoup trop abstrait, flou, c'était pas assez construit à son goût, alors que l'atelier était extrêmement construit. Tout était vraiment point par point et là, pour le coup, j'avais aucun doute sur la construction de mon atelier, tout était très clair. Mais j'ai pu leur redébriefer avec tout le monde et de me dire, voilà, vous êtes dans un espace symbolisé, il y a quelque chose qui parle de votre difficulté à prendre votre place au sein du groupe, ça vous arrive probablement à l'extérieur.
Est-ce qu'on peut imaginer que, justement, au sein d'un atelier symbolisé, vous puissiez assouplir ces difficultés, un petit peu les contourner, essayer de transcender les freins, etc. Donc elle était plutôt partante, mais bon, ça n'a pas été facile du tout pour elle. Ce qui me pousse à dire qu'il faudra équilibrer pour ce groupe entre travail individuel et collectif pour qu'elle ne se braque pas, qu'elle ne se mette pas trop en retrait. Voilà. Et puis après, j'ai encore eu un groupe. Oui, j'ai eu le groupe que j'ai deux fois par semaine, le groupe avec Arthur, Maysa, Isabelle, Laury, Mélanie.
C'était leur deuxième séance sur le Zentangle et on intégrait Mélanie qui était absente la semaine dernière. Et en fait, Mélanie est restée plutôt très, très inhibée. Elle aussi, elle a eu beaucoup de mal à entrer dans la danse. Le groupe avait tendance à beaucoup la stimuler, mais un petit peu trop. Je pense que ça lui mettait la pression. Et du coup, j'ai trouvé que le groupe se lassait très vite. Ça m'a déçu. La semaine dernière, ils étaient à fond, et là, pour une deuxième séance, très vite, ils étaient là, bon, quand est-ce qu'on fait le tissage chromatique, etc. J'ai pas trouvé ça, enfin, j'ai pas beaucoup apprécié, ça m'a donné un petit peu l'impression d'avoir un groupe d'enfants qu'il faut en permanence stimuler avec quelque chose de nouveau.
Et du coup, je les ai un peu poussés pour qu'ils aboutissent au niveau d'un équilibre, dans un temps que visuellement, ça soit un produit abouti, fini, avec une notion de, voilà, d'esthétique, de rigueur. Je leur ai donné différentes directions plus ou moins investies. Voilà. Bon, après, soit ils étaient lassés, soit ils étaient las. Peut-être que c'est juste la chaleur, la fatigue et tout, mais bon, c'est un groupe qui est quand même un petit peu à mon goût, un petit peu trop régulièrement à mon goût aussi. Et donc, demain, je leur refais boucler la thématique et puis on passera au tissage chromatique.
Il me reste en réalité trois séances avec eux, donc bah ça va être vite vu. Je pense que les trois séances vont être consacrées au tissage chromatique. Voilà, bah écoute, sinon, tout s'est bien passé, ça a été un petit peu plus, comment dire, un petit peu plus laborieux, un peu moins d'énergie, un peu plus déséquilibré entre ceux qui sont à fond et ceux qui sont pas très embêtés ou en difficulté. Mais c'était quand même une belle journée et puis surtout, j'ai, je suis contente d'avoir eu un temps aussi, tu vois, presque dans une forme de rêverie, le fait d'être pas en train de courir dans l'atelier, bah ça m'a vraiment donné cette opportunité mentale de laisser émerger une idée d'atelier que j'aime beaucoup, que j'aime vraiment beaucoup.
Je la trouve très complète. Donc, je suis ravie de ça. Voilà, bah, la suite demain pour la troisième journée de la semaine. Et en attendant, je te fais des gros bisous.
- L'atelier d'apaisement a été très participatif et agréable, avec une énergie collective notable.
- Des activités créatives, comme le travail en groupe sur un squiggle et sur des histoires à partir du jeu Dixit, ont été réalisées.
- Les échanges entre participants, comme entre Thomas et le groupe, ont permis de faire émerger des émotions et réflexions personnelles.
- Des participants ont montré des difficultés à s'intégrer dans le travail de groupe, comme Camille qui a lutté contre son inhibition.
- Une commande a été passée au géant des beaux-arts pour des fournitures d'atelier prévues pour une absence future.
- Les activités de Zentangle et de création collective avec des réalisations en papier recyclé ont été bien accueillies et participatives.
Contenu :
Hello Marion, j'espère que tu vas bien, que tu passes d'excellentes vacances, mais ça je le sais déjà. Et évidemment que oui, dans ce petit paradis du Finistère. Alors, de mon côté, écoute, je viens de finir ma deuxième journée de la semaine. Hier, j'ai vraiment passé une super journée. Les ateliers étaient très chouettes, tout le monde était bien, léger, il y avait quelque chose, une énergie collective très très agréable. Et vraiment, j'ai adoré ma journée. J'ai démarré avec un nouveau groupe d'apaisement que tu ne connais pas. C'est un groupe qui est assez sympa, très participatif, comment dire, très partant pour les ateliers d'art thérapie et qui se saisit de chaque proposition avec beaucoup d'envie, de curiosité et d'application.
Je leur ai fait un atelier complet qui s'intitule « Voyage sensible de la matière imaginaire au modelage de la terre » qui démarre par un petit Qigong, visualisation de différentes passions, apprendre à sentir, visualiser, etc. et qui arrive jusqu'à l'initiation au modelage, à l'aveugle. Et donc l'atelier s'est très bien passé, ils ont beaucoup apprécié l'ensemble des étapes. Déjà bien tous jouer le jeu du travail à l'aveugle et découverte du travail des autres à l'aveugle. Voilà, donc super séance, c'était la troisième séance que je menais avec ce groupe. Après ça, j'ai eu une séance avec le groupe de Rocco II avec Thomas, Carole, Guillaume et Delphine, un petit groupe restreint.
Tout ce groupe a abouti le travail de la réalisation de la maison en 3D et ça a donné accès à un travail d'écriture sur l'architecture intérieure en métaphore, toujours pour ceux qui le souhaitaient. Et puis un bel échange entre tous. Voilà, c'était la dernière séance que j'avais avec Thomas et on a vraiment pris le temps de parler, pas forcément de débriefer sur l'art-thérapie, mais en tout cas au travers de ce que cette thématique a soulevé, à chaque personne il y avait quelque chose de vraiment très différent et qui étayait le prisme avec un nouveau regard et c'était une belle séance.
Effectivement, Thomas ne va pas super bien, il y a de la colère, il y a quelque chose qui est de l'ordre de la volonté de l'affrontement dans sa démarche vis-à-vis de son entreprise. Bon, on a beaucoup débriefé là-dessus aussi. Guillaume était beaucoup plus intérieur et lui, il n'est vraiment pas très bien. Delphine était bien, très participative, à sa façon hein, c'est Delphine. Elle a fait une maison dont elle s'est très vite débarrassée, mais en général son travail est toujours un petit peu schlag. Mais elle a écrit, elle avait très envie d'écrire. Donc elle s'est plus saisie de ça, puis après d'une interaction.
Et Carole, qui avait fini et il n'était pas question de re-soulever la thématique, est partie sur un paysage au pastel dans lequel elle se sent bien et elle a eu envie d'exprimer dans son dessin toute la belle énergie des vacances, du soleil, de la mer. Et c'était une séance toute douce, toute posée pour elle, une petite séance préparatrice. Et puis du coup, dans le débrief, elle a repris la parole pour exprimer tout ce que cette thématique avait pu lui faire vivre dans ce retour du refoulé, etc. et comment elle a cheminé depuis, etc. et plutôt extrêmement positif aussi.
Voilà. Après ça, l'après-midi, j'ai eu le groupe Pauline, Mourad, il y avait Sarah, Ayat, Alan. Et je les ai lancés sur des petits jeux créatifs. Création d'histoires à partir du Dixit. Et puis, comme plusieurs personnes sont très curieuses de savoir comment on joue au Dixit, je trouve excellent de l'amener d'une façon très allégée, évidemment, mais en échauffement créatif. Et donc, du coup, on a fait trois ou quatre petits tours comme ça. Je l'ai vraiment rodulé pour l'inscrire comme échauffement créatif dans l'atelier. Et c'était un moment de partage très joyeux, très chouette. Vraiment bien. Mourad était un peu plus en difficulté.
Je le trouvais extrêmement fatigué et comme il a déjà des petites difficultés cognitives, bon, là, c'était exacerbé. Mais le groupe était soutenant et on a trouvé une façon de l'intégrer, etc. Et puis, à la suite de ça, j'ai embarqué pour faire un temps dansé en continuité, toujours avec le Dixit, qui nous inspirait à chaque personne un mouvement et le mouvement devenait une chorégraphie globale déclinée sur différentes musiques. Enfin, deux en l'occurrence. Voilà. Ouais, bon atelier. Et puis après, j'ai eu le grand groupe avec Alexandra, Gaël et toute leur compagnie, toute la compagnie. Grand groupe au complet.
Et du coup, j'ai décidé de les lancer sur du travail créatif. Ça leur convient très très bien. Le travail de groupe est aussi excellent pour eux. Ils adorent ça. L'interaction groupale. Et donc, je les ai lancés sur un Zentangle collectif. Et en même temps, je leur ai laissé une porte sur le squiggle que j'ai laissé accroché en leur disant que c'était un espace d'expression interactive et qu'ils pouvaient intervenir quand ils le souhaitaient, que si parmi eux, il y avait des personnes qui, au bout d'un moment, étaient fatiguées de l'interaction groupale autour du Zentangle, pouvaient s'extraire et aller se poser dans une bulle créative dans la réalisation du squiggle.
Et j'aime beaucoup cette possibilité-là dans ses saisies Aurélien, qui a participé au démarrage du Zentangle et qui après a eu besoin de s'extraire. Et donc, effectivement, ça permet d'avoir un lieu de repli quand on ne se sent pas trop bien dans le collectif. Donc très chouette, à garder, je trouve, vraiment. Après, ce squiggle est vraiment moche comme tout. Donc il y a vraiment quelque chose à réfléchir. Je me disais qu'on peut aussi créer des petites cartes avec des petits défis, des petites missions qui peuvent être poser un aplat de couleur, développer une forme graphique répétitive ou faire une lettre ou évidemment un petit sujet, etc. Ça pourrait être encore plus dans le jeu et la stimulation.
Mais moi, j'aime beaucoup. Donc je réfléchis à tout ça. Je vais mettre en place tranquillement et c'est apprécié. Le groupe a beaucoup apprécié également le Zentangle. Je n'en doutais pas. C'est vraiment quelque chose qui est pour eux. Et puis au départ, je les ai trouvés très shlag dans leur façon de faire des réalisations. Genre, on fait des boucles dans tous les sens comme on veut. Et donc, je les ai un petit peu recadrés en leur disant Oh là là, mais vous vous débarrassez un petit peu vite des missions qui vous sont proposées. Le Zentangle, c'est aussi un espace de beauté, de couleur, d'application.
C'est votre premier essai sur une réalisation collective. Mettez-y du soin, etc. On re-rentre dans une application. Voilà. Et donc du coup, ça les a aidés aussi à se poser au fur et à mesure et à commencer à développer aussi des idées un petit peu plus construites au fur et à mesure. Voilà, comme des idées. Alors, les propositions qu'ils faisaient aussi étaient très ouvertes. Je les ai laissés faire. Par exemple, simplement la proposition de tous réaliser une fleur inspirée du mandala. Mais du coup, chacun fait quelque chose de très personnalisé. Voilà, donc ils se sont appropriés le Zentangle et pour en faire quelque chose d'un petit peu plus personnel, j'ai trouvé ça chouette.
Voilà, ils auront une deuxième séance dessus la semaine prochaine. Donc ça, c'était ma journée de lundi. Aujourd'hui, j'ai démarré avec ce groupe d'apaisement que j'aime beaucoup. Et la semaine dernière, je pense que je te l'avais dit, deux personnes du groupe, Laurent et Nedia, étaient assez dissipées, vraiment dans des jeux d'enfants à se colorer là, etc. Et je les avais laissés faire déjà parce que j'en ai marre d'être toujours en train de recadrer, comme si j'étais une maîtresse d'école. Et aussi parce que Nedia particulièrement était une personne extrêmement fragile à son arrivée, elle l'est toujours très certainement.
Mais du coup, la voir rire, la voir hilare, c'était thérapeutique en soi pour elle. Donc je me suis un petit peu saisie de cette énergie. Il y a une belle interaction de groupe. C'est un groupe où il y a très peu d'absences. Ils sont très très réguliers, très impliqués. Et du coup, je me suis dit que eux aussi, ils arrivent en fin de phase d'apaisement et qu'ils étaient à mon sens mûrs à point pour commencer à rentrer doucement mais sûrement dans l'émergence de leur créativité et sur le travail interactif qui va du coup se déployer au niveau du groupe.
Du coup, je les ai lancés sur en réchauffement mes petits jeux de Dixit, création d'histoires collectives et le jeu du Dixit, proposition de titres. Ça leur a bien plu, ils étaient très joyeux, beaucoup de rires, etc. Et donc dans la continuité, pour moi, c'est le petit échauffement pour rentrer dans l'élaboration en binôme de Squiggle. Et donc là, pareil, ils se sont mis en Squiggle. Ils ont fait un super travail tous les binômes, très très chouette. Et je leur laisse une bonne dizaine de minutes en fin d'atelier pour trouver un titre à leur production commune et inventer, dans la continuité toujours de cet atelier, inventer l'histoire, raconter l'histoire de ce qu'on fait émerger en Squiggle.
Et donc après, chaque binôme, tour à tour, se lève, se met en bout de table et présente au groupe sa réalisation avec l'histoire. C'est très chouette, très très chouette. Ça marche mieux même que le Squiggle sur grand format qui demande vraiment beaucoup d'étapes et où il y a une forme de labeur qui doit être déployée pour que ce soit intéressant. Vraiment, cette formule est très très bien. Après ça, j'ai eu un trou et ça a été très agréable. J'ai pu me poser. J'ai mis au point une grande commande au géant des beaux-arts, vue avec Timothy.
Et il m'a dit qu'il préférait, comme ça c'était plus simple, de payer directement par carte, par je sais pas quoi. Et il m'a demandé de bien prendre en considération le fait qu'il était absent pendant trois semaines cet été. Et autrement dit, de faire une commande un petit peu conséquente. Donc j'ai commandé plein de trucs. Après ça, j'ai décidé de faire du rangement dans l'atelier. Et je suis pas allée bien loin, mais bon, comme on sait, je me dis qu'il y en a vraiment partout. C'est pas forcément très logique. Il y a tes affaires, mes affaires.
Tout est mélangé, tout est en bordel. Je me suis dit qu'il fallait un petit peu plus fusionner par thématique. Un petit peu plus structurer, ce qui permet forcément un gain de place, etc. Par exemple, toutes tes pelotes de laine, je les ai déplacées et je les ai mises avec les miennes dans un des placards, un des petits placards bas. Je sais pas comment dire. Petite armoire basse. Et puis surtout, j'ai beaucoup strié et reconcentré par format, etc. Tout l'énorme tiroir qui contenait des papiers recyclés. Et j'ai commencé à en jeter aussi, parce qu'il y en a vraiment énormément.
Et là, en fait, ça m'a donné une super idée d'atelier. Je suis hyper contente que j'ai directement testé. Alors j'ai pris un peu de risque, parce que je l'ai testé directement cet après-midi avec le groupe de Recod2, dans lequel il y a Camille, Marie, Karine, Alioune et Hélène. Bénédicte, c'était des personnes qui étaient présentes à cet atelier aujourd'hui et que j'ai pris un peu de risque parce que c'est un groupe, donc j'ai fait ma première séance avec la semaine dernière, je ne me suis pas encore réapproprié le groupe, avec cette nouvelle configuration, je n'ai pas encore créé de lien, etc. avec Hélène Bénédicte.
Et puis en même temps, je ne me suis sentie suffisamment prête pour lancer l'atelier que j'avais imaginé, qui était de faire choisir au groupe toute une série, donc je leur ai fait choisir 12 réalisations parmi les formats A3 que j'avais évidemment reconcentrés et proposés, réalisées par des personnes en atelier et qui étaient dans nos papiers recyclés. Et à partir de ces 12 réalisations, je leur fais travailler sur le fait de le présenter en recto ou bien en verso, parce qu'en verso ce n'est pas une page vierge, c'est une page qui est habitée et que l'on choisit de la mettre en lumière ou dans l'ombre, de créer à partir de là une composition globale, de les fusionner et de se saisir de ce qui est posé comme base de créativité pour compléter l'histoire en réalisation collective, presque collective.
C'est une forme de variation de squiggle. Autrement dit, qui ouvre au multimédia, forcément, en fonction de ce qui a été réalisé. Donc je les ai briefés quand il y a eu l'élaboration de la fresque au départ sur les formes, les couleurs, les médias qu'ils avaient choisis, etc. pour un petit peu les stimuler et puis après je les ai laissés faire. C'était extrêmement intéressant, ça permet vraiment de travailler sur la mémoire, la trace à travers la trace créatrice de l'autre, comment je m'en saisis, comment je suis au contraire inhibée, je n'arrive pas parce que j'ai peur d'abîmer la trace, d'empiéter dessus, etc. Il y avait des réactions très très différentes qui se complétaient.
Ça n'a pas été tout facile, du tout. Pour te donner une idée, donc Hélène, j'ai vraiment trouvé cette personne extrêmement chouette. Déjà la semaine dernière, elle était proactive, elle avait fait un super beau travail avec Hélénin en binôme. Et là, elle a été vraiment très porteuse, soutenante, créative, joyeuse, vraiment chouette. Bénédicte, du coup, a été beaucoup plus impliquée aujourd'hui, joyeuse, pas de téléphone et elle a également vraiment spontanément plongé dans le travail. Vraiment, elle était une des personnes les plus impliquées. Donc très très bien. Aloyn a été très impliqué, mais il a pu exprimer en débrief que quelqu'un était passé sur sa réalisation créative et que ça avait été difficile pour lui d'accepter parce qu'il trouvait que le résultat avait été un petit peu abîmé, que c'était moins bien après le passage de l'autre personne que lui-même, mais qu'il considérait que peut-être que d'autres personnes pouvaient avoir le même ressenti que lui sur son passage ailleurs.
Voilà. Pour Marie, Karine et Camille, ça a été plus compliqué, beaucoup plus d'inhibition. Marie, qui a vraiment cette appétence à créer, elle était là à sentir, à sentir les peintures, elle se nourrissait des couleurs et tout, vraiment visuellement et olfactivement parlant, mais avait beaucoup beaucoup plus de difficultés à rentrer dans le travail collectif. Mais après, bon, après ça s'est quand même passé. Karine aussi était très en retrait, mais déjà dans l'histoire, il y a un vrai lien. En général, quand ils sont plus timides dans l'histoire, ils sont beaucoup plus timides aussi plastiquement parlant. Et puis celle qui a eu le plus de difficultés, c'était Camille, qui dès le départ a marqué des freins, mais en trouvant des excuses.
Alors c'était... Vu de l'extérieur, c'était flagrant. Elle trouvait vraiment des excuses en disant, bah voilà, de toute façon, tout le monde a des idées, genre tout le monde prend, enfin, il y en a qui prennent toute la place, bah je vais laisser faire parce que c'est comme ça. Et de revenir de lui dire, non, Camille, chacun a un territoire qui l'attend, vous pouvez y aller, puis après vous êtes tous invités à changer de place, à compléter, etc. Et même quand il y a eu des propositions très claires, par exemple Bénédicte qui a vraiment cherché à l'impliquer, il y avait du soutien de certaines personnes dans le groupe, elle a à chaque fois trouvé une excuse pour quasiment pas participer.
C'était intéressant. On en a parlé en débrief. Elle a également trouvé des façons d'attaquer en disant que c'était beaucoup trop abstrait, flou, c'était pas assez construit à son goût, alors que l'atelier était extrêmement construit. Tout était vraiment point par point et là, pour le coup, j'avais aucun doute sur la construction de mon atelier, tout était très clair. Mais j'ai pu leur redébriefer avec tout le monde et de me dire, voilà, vous êtes dans un espace symbolisé, il y a quelque chose qui parle de votre difficulté à prendre votre place au sein du groupe, ça vous arrive probablement à l'extérieur.
Est-ce qu'on peut imaginer que, justement, au sein d'un atelier symbolisé, vous puissiez assouplir ces difficultés, un petit peu les contourner, essayer de transcender les freins, etc. Donc elle était plutôt partante, mais bon, ça n'a pas été facile du tout pour elle. Ce qui me pousse à dire qu'il faudra équilibrer pour ce groupe entre travail individuel et collectif pour qu'elle ne se braque pas, qu'elle ne se mette pas trop en retrait. Voilà. Et puis après, j'ai encore eu un groupe. Oui, j'ai eu le groupe que j'ai deux fois par semaine, le groupe avec Arthur, Maysa, Isabelle, Laury, Mélanie.
C'était leur deuxième séance sur le Zentangle et on intégrait Mélanie qui était absente la semaine dernière. Et en fait, Mélanie est restée plutôt très, très inhibée. Elle aussi, elle a eu beaucoup de mal à entrer dans la danse. Le groupe avait tendance à beaucoup la stimuler, mais un petit peu trop. Je pense que ça lui mettait la pression. Et du coup, j'ai trouvé que le groupe se lassait très vite. Ça m'a déçu. La semaine dernière, ils étaient à fond, et là, pour une deuxième séance, très vite, ils étaient là, bon, quand est-ce qu'on fait le tissage chromatique, etc. J'ai pas trouvé ça, enfin, j'ai pas beaucoup apprécié, ça m'a donné un petit peu l'impression d'avoir un groupe d'enfants qu'il faut en permanence stimuler avec quelque chose de nouveau.
Et du coup, je les ai un peu poussés pour qu'ils aboutissent au niveau d'un équilibre, dans un temps que visuellement, ça soit un produit abouti, fini, avec une notion de, voilà, d'esthétique, de rigueur. Je leur ai donné différentes directions plus ou moins investies. Voilà. Bon, après, soit ils étaient lassés, soit ils étaient las. Peut-être que c'est juste la chaleur, la fatigue et tout, mais bon, c'est un groupe qui est quand même un petit peu à mon goût, un petit peu trop régulièrement à mon goût aussi. Et donc, demain, je leur refais boucler la thématique et puis on passera au tissage chromatique.
Il me reste en réalité trois séances avec eux, donc bah ça va être vite vu. Je pense que les trois séances vont être consacrées au tissage chromatique. Voilà, bah écoute, sinon, tout s'est bien passé, ça a été un petit peu plus, comment dire, un petit peu plus laborieux, un peu moins d'énergie, un peu plus déséquilibré entre ceux qui sont à fond et ceux qui sont pas très embêtés ou en difficulté. Mais c'était quand même une belle journée et puis surtout, j'ai, je suis contente d'avoir eu un temps aussi, tu vois, presque dans une forme de rêverie, le fait d'être pas en train de courir dans l'atelier, bah ça m'a vraiment donné cette opportunité mentale de laisser émerger une idée d'atelier que j'aime beaucoup, que j'aime vraiment beaucoup.
Je la trouve très complète. Donc, je suis ravie de ça. Voilà, bah, la suite demain pour la troisième journée de la semaine. Et en attendant, je te fais des gros bisous.