Braindump Try for free

Bilan de la journée d'ateliers artistiques

8 juil. 2026 · Shared with Braindump

Résumé :
- Le groupe de Rocco 1 a finalisé ses entangles et pris une photo de groupe.
- Timothy a doublé des quantités dans une commande de beaux-arts, atteignant un montant de 700 euros.
- Le groupe de Gérald a présenté des difficultés d'interaction et d'énergie, entraînant une réévaluation du projet collectif.
- Le nouvel atelier avec un petit groupe a été joyeux et interactif, mettant l'accent sur le plaisir de créer.
- Des rituels de déverrouillage créatif ont été mis en place pour aider à surmonter le burn-out des participants.

Contenu :
Aujourd'hui, mercredi, j'ai commencé la journée avec le groupe de Rocco 1 que j'ai deux fois. Ils ont... Allez, on va dire qu'ils ont consacré une petite demi-heure pour finaliser leurs entangles. Et puis, ils étaient assez contents. Du coup, j'ai décroché le squiggle moche et j'ai installé leurs entangles. J'ai fait une petite photo. Ils étaient contents d'avoir la petite photo de groupe avec le premier travail de groupe. Et le débrief était plutôt assez riche. C'était chouette. Voilà. Et du coup, j'ai repris le tissage chromatique. Mélanie, qui avait été absente, a pu poser son tracé aléatoire. Et après, selon comment il se sentait, soit prêt, soit pas prêt, soit il passait encore par une étape d'entangle sur un petit format, soit il pouvait se lancer directement sur le tissage chromatique.

Alors, je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir avancer avec ce projet collectif, étant donné qu'il va y avoir maintenant à partir de la semaine prochaine beaucoup d'absences, et parfois pendant trois semaines consécutives. Bon, je vais le laisser un petit peu en flottement, peut-être. On verra. Je vais me laisser porter. On verra comment ça peut se dérouler. Du coup, je leur ai déjà donné les indications, plus d'indications que ce que je donne d'habitude. Après ça, j'ai eu une pause. Je n'avais plus d'atelier en fin de matinée, ce qui m'a permis de finaliser la commande aux beaux-arts.

Alors, c'était marrant parce que du coup, j'avais déjà été assez généreuse dans ma commande. Et Timothy, dans un plein emballement, a commencé à doubler toutes les quantités que je demandais ou tripler les quantités. Et puis, à un moment, il s'est calmé en me disant « Non, non, mais là, il y en a pour 700 balles, donc on va se calmer, on va arrêter. » Et du coup, je lui ai dit qu'il pouvait quand même enlever un peu de matos. Genre, il avait commandé 60 kg d'argile, par exemple. Bon, bref, c'était marrant. Donc, écoute, il y aura pas mal de choses, beaucoup de papiers et de tout, des feutres, des pastels, etc., qui ont été commandés.

Après ça, j'ai eu, alors, ma chère Marion, j'ai eu le groupe de Gérald. Mais Gérald et Xavier n'étaient pas là, ils étaient en vacances. J'ai fait la connaissance de Mireille, de Lucie. Et puis après, dans ce groupe, il y avait Laurence, Céline, qui faisait partie du groupe d'apaisement avec Arnaud. Et puis Aurélie. Écoute, du coup, j'avais déjà décidé de rétropédaler parce que la semaine dernière était dans un atelier très chaotique, avec des retards, etc. C'était du grand n'importe quoi. Et du coup, je sentais que ça bloquait pas mal. Ce n'était pas fluide, on va dire, au niveau du squiggle.

Donc je me suis dit, ce n'est pas grave, on rétropédale, on reprend un peu depuis le début et puis comme ça, je les prépare à différentes étapes et hop, je les lance sur des interactions collectives à travers la créativité, etc. Eh bien, je pense que je n'ai jamais autant galéré. Ils détiennent le nouveau record de galère de candice. Ça a été atroce. Donc le groupe, c'est un groupe de nanas. Elles étaient totalement apathiques, molles. Comment il a dit Charles, en réunion, j'en ai parlé. Il m'a dit qu'elles étaient comme, je ne sais pas être de la glu.

Il y avait un truc genre complètement niquéfié, collante. Et c'est exactement l'image et l'effet que ça me fait. Donc tout le monde a rigolé et m'a partagé le fait que j'étais loin d'être la seule à avoir vécu ça avec eux. Donc tout ce qui est de l'ordre du dicte, complètement paumé, aucun imaginaire, rien. Mais nul. C'était atroce. Et tout ça dans une énergie flottante d'une lourdeur effroyable. Bref, j'ai passé un mauvais moment, je n'en pouvais plus. J'étais au bout de ma vie. Et j'ai fini même par tout stopper en disant, écoutez, je pense que ça ne vous convient pas du tout.

On va arrêter les dégâts et on braque sur autre chose. J'ai considéré que non, elles ne sont absolument pas prêtes à partir sur du travail collectif parce qu'un travail collectif avec une énergie down et aussi peu d'interaction, ce n'est pas possible. Donc j'ai improvisé en me disant, putain, qu'est-ce que je leur fais faire ? Il n'y a plus de terre à l'atelier. À chaque fois, je me retrouve, c'est la deuxième fois que je me retrouve dans cette situation avec ce groupe. Du coup, c'est extrêmement difficile d'amorcer quelque chose, c'est compliqué. Du coup, je n'avais plus de format A3, donc j'ai sorti des formats raisins immenses, ce qui n'était pas non plus forcément très approprié, mais ce n'est pas grave.

Je les ai lancés sur un tissage chromatique personnel, pas interactif, en leur disant, je vais vous faire découvrir le média du pastel. Alors là, évidemment, Lucie avait vachement de freins. Ah, ça me dégoûte, ça crise, la la la la la. Donc rien n'était simple, rien. Céline pareil. Ouais, ouais, moi, je n'aime pas du tout toucher la matière, ça me dégoûte, etc. Tiens, je réalise d'ailleurs que j'ai oublié de lui donner des gants tellement j'étais au bout d'un moment, j'en pouvais plus. Il y avait trop de choses dans tous les sens. Et donc, je les ai briefés sur comment est-ce qu'on peut utiliser le pastel.

Je les ai invitées à déployer leurs sens, voilà, sensitifs par rapport à la couleur, créer des chemins de couleurs, des camaïeux, des ambiances dans lesquelles elles se sentent bien. J'ai mis une petite musique toute agréable et roule ma poule, c'était parti pour l'atelier. Et bah finalement, ça leur a plu. Elles se sont finalement, elles ont réussi à atterrir là-dedans, à se poser et c'était plutôt, on va dire, une réussite pour cette partie d'atelier. Mais elles vont me donner beaucoup, beaucoup, beaucoup de fils à retordre. Enfin, ils, parce que les garçons, il paraît que Gérald, avec Gérald, le meilleur reste à venir.

Voilà, donc, ouais, drôle de, drôle d'expérience, franchement. Après, elles ne sont pas méchantes, hein, mais juste, purée, tout un groupe comme ça avec une énergie similaire et très, très, très, très peu d'imaginaires. Waouh ! Merci, hein. Donc ils ont détrôné le groupe avec Mohamed, Lauriane, Emmanuel et Simla, qui étaient vraiment ras des pâquerettes, et je m'étais tellement, tellement, je m'en étais tellement vu déjà pour leur faire faire leur squiggle. Bref, et puis après, j'ai rebossé un nouveau groupe, celui qui a commencé lundi. Pour l'instant, c'est un groupe, ils ne sont pas nombreux, ils sont cinq.

Et normalement, donc, c'est le groupe de l'été. Il n'y aura pas un nouveau groupe au mois d'août et il est possible que deux ou trois personnes les rejoignent, peut-être même quatre. Là, je me suis... Non, je ne m'attendais pas du tout, parce qu'en général, une première séance en apaisement, c'est lourddingue. Et là, en fait, c'était génial. On a vachement papoté, mais c'était hyper sympa, interactif, joyeux, très joyeux. J'invitais tout le monde à se raconter, mais à travers plus les espaces de ressources, les loisirs, s'ils ont une dynamique artistique, etc. Et c'était très, très, très sympa.

Et puis, on a passé pas mal de temps à papoter. À chaque fois, j'intervenais, je leur expliquais des trucs, etc. Et puis, du coup, je sentais bien le truc. Et comme c'est un petit groupe burn out, je leur ai dit, écoutez, on va commencer. On va commencer direct à vous déconfinaner, à mettre les pieds dans le plat. On va faire du moche, puisque vous avez tous des objectifs de rigueur, de perfection très, très élevés et que ça a mené au burn out. On va s'autoriser à faire du moche et trouver du bien-être, du plaisir dans le moche.

Et donc, je leur ai fait sur papier recyclé du dessin bilatéral, donc guidé dans une première partie. Et puis après sur quelques ambiances musicales, histoire de commencer à déverrouiller tout ça, à connecter le corps à l'assise, à la respiration, et puis la respiration au geste. Et puis après, le geste qui devient très cadence à travers la musicalité. Ça s'est super bien passé, franchement. Ils étaient contents, ils ont bien joué le jeu, ils n'étaient pas trop décontenancés. En conscience et en joie, ils ont mis leur production à la poubelle à la fin de l'atelier. Et puis vraiment, il y avait un côté rire.

On a bien rigolé sur l'aspect régressif. J'ai conclu en leur disant qu'ici, ils avaient le droit de sauter dans les flaques, à pieds joints, les flaques de boue. Tout ce qu'ils ne se sont pas autorisé depuis longtemps et que peut-être on ne leur a jamais même autorisé à faire. Et voilà, ça leur plaît bien. Donc je ne sais pas, je crois qu'il va y avoir ce groupe aussi. Ah non, non, non, pas cette nuit, ils sont le lundi et mercredi. Tu les rencontreras sur une autre phase, mais en tout cas, c'est franchement un plaisir. Et bah écoute voilà, Marion, tu sais tout.

Je pense que j'ai un scoop. Je ne voudrais pas te dire de bêtise, mais il me semble que si, si, j'ai un scoop pour toi. Tu n'auras plus sur OCO2 les méchants. Ils ne seront plus en thérapie. Et voilà, un petit côté libéré, délivré quand même. Et puis, bah voilà, moi, je suis en route pour l'aéroport de Charles de Gaulle. Je vais récupérer mon chéri chéri dans trois quarts d'heure. Et bah je suis vraiment contente de le retrouver après 15 jours où il était parti voir sa famille. J'espère que tes vacances se prolongent bien. Ah, je voulais aussi te dire juste au niveau de l'équipe, Karine a perdu son beau-père, le papa de son mari.

Elle est plutôt très affectée. Et voilà, les funérailles sont vendredi. Donc si tu veux lui envoyer un petit message de soutien, ça lui fera beaucoup de bien. Elle était très attachée à cet homme qui apparemment était absolument formidable. Voilà, écoute, je te fais des gros bisous. Marion, profite bien de ton séjour en Bretagne et je te dis à tout bientôt, mais pas trop vite quand même. T'as été bien le temps de décompresser. Bisous bisous.